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Morceaux de pensées

  • Photo du rédacteur: Marillalys
    Marillalys
  • 23 août 2023
  • 4 min de lecture

Le journal de Marillalys :

Morceaux de pensées




Réflexions du 2 septembre 2022 : choisir sa place dans le métro


Le nombre de choses auxquelles on doit penser quand on veut choisir sa place, dans le métro.
Vous êtes-vous déjà demandé ce qui pouvait se passer dans la tête de chaque personne que vous croisez, avant même qu’ils aillent s’asseoir ? Peut-être pensent-ils :
Au côté hygiénique de la place et donc aux nombres de personnes (dont on ne connaît pas l'identité) qui s'y sont assis auparavant et qui étaient peut-être propres, sales, qui ont peut-être suées, ou étaient même malades ! Vous pensez donc à tous ces microbes ou insectes qui vivent sur le banc et que vous ne voyez pas. Les usagers du métro en viennent peut-être dégoûtés de s'asseoir ? Espèrent-ils qu'un itinérant ne viendra pas leur quêter de l'argent ou qu'un comique vient leur raconter toutes sortes d'histoire ou de propagande religieuse ?
Mais peut-être que les voyageuses ou voyageurs du métro se disent, avant de s'asseoir, que leur jupe est trop courte et que l’on risque de voir en-dessous ? Peut-être se disent-ils que leur beau pantalon beige risque d'être sali par les quelques traces de café sur le banc. Peut-être ont-ils envie d'accoter leurs pieds sur le siège bleu d'en face ? Peut-être ont-ils envie de poser leur sac sur leur siège voisin ? Peut-être espèrent-ils secrètement pouvoir s'asseoir aux moments des heures de pointe, alors qu'ils savent pertinemment que ce serait un coup de chance, étant donné les masses de gens qui sortent en même temps du travail ? Peut-être préféreront-ils marcher à l'infini dans les wagons reliés du métro, dans l'espoir de trouver une place libre dans cet amas de d’humains s’en allant ou revenant du bureau ?
Tellement de possibilités de réflexions en une fraction de secondes, alors que les portes du gros monstre électrique souterrain ouvre ses portes.

MAIS, avez-vous déjà prêté attention à VOS propres pensées, alors que vous devez choisir une place dans le wagon du métro ? À quoi pensez-vous? Pensez-vous à l'hygiène ? Pensez-vous à vos habits ? Espérez-vous avoir une place ? Restez-vous debout ? Espérez-vous accoter vos pieds ? Aimeriez-vous poser votre sac ?

À quoi pensez-vous en entrant dans un wagon de métro ?


Qu’est-ce qu’un mort-vivant ?


Est-ce qu'une personne peut être morte sans pour autant l'être physiquement ?
Est-ce qu'une personne peut avoir disparu à nos yeux sans qu’elle se soit réellement évaporée ?
Est-ce qu'on peut être en deuil d'une personne alors que celle-ci est toujours en vie ?
Est-ce qu'une personne qu'on aime qui change complètement peut être une personne qu’on considère morte ?
Est-ce qu'on peut se sentir en compagnie d’un cadavre au côté de la personne supposément morte ?
Mais alors, qu’est-ce qu’un mort-vivant ?


Suis-je faible ?


Épuisée de cela, épuisée de quoi ?
N'est-ce pas ma destinée, l'ultime raison, l'ultime finition ?
Le travail est ce qu'il faut faire pour arriver à ses fins.
Pourquoi tout avoir facilement ? Tout cru dans le bec ? C'est ce qu'on souhaite, alors, pourquoi pas ?
Mais pourquoi cela semble si mauvais ? Devrions-nous souffrir, travailler aussi dur que nos ancêtres ? Est-ce cela la « vraie vie » ?

Fatiguée. J'en fais trois fois moins et pourtant, je suis fatiguée.

Comment se fait-il ? Suis-je simplement faible ? Devrais-je arrêter de me plaindre et faire ce que j'ai à faire ?
Ou bien, nos grands-parents souffraient tout autant mais ne se permettaient simplement pas de se plaindre.
Faudrait-il absolument souffrir et en baver pour comprendre la « vraie valeur » des choses ?
Pourtant, avec l'affrontement et la compétition, on veut diminuer la charge de travail, mais on l’augmente, et on veut que les choses se fassent plus rapidement.
Pourtant, il faut travailler fort pour se faire voir, à moins que la grâce du ciel ne nous tombe sur la tête…
D'accord : je serais le plus parfaite possible, la plus travaillante, active possible. Ainsi, ma vie aura du sens.

Mais fatiguée, si fatiguée je suis.

« Prends soin de toi, c'est important » !
« Ha, c'est ça la vie : une course permanente. Faut t'y habituer et t'endurcir, c’est comme ça ».
La vie. Est-elle vraiment ce qu'elle doit être ? Vraiment ? S'épuiser en courant constamment, c’est ça, la VRAIE vie ?

Très bien.

Mais, je suis tellement fatiguée, plus rien ne fait de sens.
« Mais là, à force de courir, c'est normal d'être fatiguée. C'est important de s’arrêter et de prendre soin de soi » !
Ho, d'accord…mais je me sens comme une incompétente, une paresseuse…est-ce normal ?
« Tu dois savoir décrocher, parfois ».

Très bien. Je décroche. J'arrête tout ; mon lit sera désormais mon seul allié.
« Mais là, aide-toi, un peu : fais quelque chose de ta vie » !

Ho.

Ma vie est grise. Vide. Sans sens ni épanouissement. Elle défile devant mes yeux sans que je n'ai l'opportunité d'en faire quoi que ce soit.

Est-ce que « burn-out » est un trop gros mot ?
« Arrête de te plaindre et prends sur toi ! Moi, quand j'étais jeune…dans mon temps…eux, là… ».

D'accord : je suis faible.


Suis-je faible?

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